Combiner RSI avec d’autres indicateurs : fiabiliser la détection
L’utilisation isolée du RSI expose à des faux signaux. Son efficacité s’accroît en croisant l’analyse avec :
- Moyennes mobiles : Un RSI suracheté mais au-dessus d’une moyenne mobile ascendante indique que la tendance haussière est puissante, renforcer le signal ou temporiser selon la configuration.
- Volumes : La surchauffe du RSI valide mieux si les volumes sont anormalement élevés, ou, à l’inverse, que la baisse du RSI se fait avec essoufflement des échanges (source : FT Markets Data).
- Structures graphiques : Un RSI extrême qui coïncide avec une résistance/clôture hebdomadaire, ou le franchissement d’un niveau clé (ex : ancien sommet du DAX), mérite d’être traité avec discernement.
Exemple concret : application sur une action européenne
Prenons l’action Siemens cotée sur le DAX. Durant le rebond post-pandémie de 2020, le RSI est resté suracheté (au-dessus de 70) huit séances consécutives, pendant que le titre gagnait +12 %. Sortir précipitamment d’une position hausse sur RSI > 70 aurait coûté cher en rendement. A l’inverse, lors de la correction de septembre 2022, la chute du RSI sous 30, accompagnée de volumes en hausse, a précédé un rebond technique de +8 % en trois semaines.
Sur le CAC 40, la même logique a prévalu sur TotalEnergies lors du stress sur les prix de l’énergie : RSI durablement > 70 lors des envolées mi-2022, signifiant plutôt la force du momentum que la nécessité de vendre immédiatement.
L’étude du Stoxx 600, menée par Société Générale (societegenerale.com), montre d’ailleurs que sur les places européennes, le RSI « 30/70 » fonctionne moins bien pendant les phases de crise (en 2020 et 2022), où il faut élargir les zones d’alerte (25/75 voire 20/80) pour une interprétation pertinente.