Des exemples concrets de la pertinence de l’analyse des données passées
Les krachs, les bulles et les phénomènes de panique
Le phénomène de “capitulation”, où la plupart des investisseurs vendent en panique, a été observé aussi bien en 1929, 1987 qu’en 2008. Sur les graphiques, ces phases extrêmes laissent derrière elles des chandeliers volumineux, des gaps et, souvent, des retournements majeurs de tendance (source : S. Nison, “Japanese Candlestick Charting Techniques”).
De la même manière, les phases d’euphorie collective se manifestent par des phases de surachat (mesurées par RSI, stochastique) suivies de corrections marquées, phénomène entre autres documenté lors de l’envolée des valeurs technologiques fin 2020-début 2021.
Les backtests : l’expérimentation scientifique appliquée au trading
L’analyse technique moderne se heurte à la question de l’efficacité réelle des méthodes. Ici, le backtest (simulation des stratégies sur des données historiques) permet une démarche rigoureuse : par exemple, un système de “coupure de pertes par stop-loss” ou une stratégie “crossover de moyennes mobiles” améliore-t-il durablement les résultats ?
Des études sur plusieurs décennies montrent que certaines méthodes graphiques offrent un avantage statistique faible, mais présent : la stratégie du “momentum” sur l’indice S&P 500 entre 1927 et 2014 a surpassé l’achat pur (“buy and hold”) dans près de 60% des périodes analysées (source : AQR Capital Management).